Avec la crainte d’une prochaine récession, les opportunités d’affaires sont moins alléchantes. Mais l’actualité nous rappelle qu’il reste tout de même une valeur sûre dans l’activité économique et que la crise aiguillonne plus qu’elle ne tarit. Les emplois que le marché de l’art génère, pour incertains qu’ils demeurent, n’en restent pas moins prometteurs.

Une fois par an, la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC), offre au public l’occasion de se rappeler que Paris était aussi la ville lumière, et le lieu de rendez-vous privilégié de tous les artistes. Ce n’est peut-être pas par hasard que Woody Allen l’a préférée à New York, comme décor pour son dernier film, Midnight in Paris… S’il n’est pas donné à tout le monde d’avoir quelque chose à dire ou à montrer, chacun a son opinion du Beau, et révère les œuvres qu’il considère comme son expression, et aurait aimé au moins en rêve, participer de quelque manière à la création artistique ou à sa vulgarisation. Aujourd’hui, l’activité d’environ 15.000 entreprises de commerce d’art aura réalisé un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros.

Un travail important de promotion de diffusion et de promotion est à faire dès lors que l’artiste a déposé sa signature au bas d’un tableau. En France, un étudiant sur quinze soit 155.000 personnes en 2009, suit une formation artistique, culturelle ou de communication. Le salariat représente les trois quarts de l’emploi dans le secteur culturel, où ont travaillé 23 millions de personnes en 2007. Un artiste, grâce à son travail, génère donc un certain nombre d’emplois induits, qu’il est hélas difficile à quantifier, notamment en raison de la relative grande du marché, et de la disparité des situations. Mais une conjoncture marquée par l’incertitude permet de considérer l’art comme une opportunité, les œuvres d’art servant aussi de valeurs refuge.

« L’art nous amène à nous questionner sur la crise, vers où l’on va, n’a pas manqué d’observer Martine Aubry. Beaucoup d’œuvres mettent en cause la surconsommation, la surfinanciarisation. L’art met le doigt là où ça fait mal ». Des amateurs d’art comme elle, qui se promènent dans les allées de la FIAC, sauront sans doute se montrer en dignes successeurs des grandes dynasties de collectionneurs, car l’art est peut-être la seule valeur sûre. Le tableau acheté cette année peut atteindre une valeur inestimable demain… « Même si les gens achètent d’abord parce qu’ils aiment, fait valoir Anna Gladina, mes toiles valent quand même 3 à 4 fois le prix qu’elles auraient valu il y a 20 ans ». Comme depuis deux ans avec la crise financière, à peu près tous les placements ont été envisagés, il reste encore l’art.

L’art est une valeur sûre. « J’ai toujours vu pleurer les artistes, se rappelle Anna Gladina. Mais la crise n’y est pas forcément pour quelque chose car les gens y trouvent un refuge pour leur argent ». Les chiffres d’affaires qui sont observés dans les statistiques nationales sont les plus florissants pour ce qui se rapporte aux galeries d’art contemporain (315.000 €) et la vente d’antiquités (207.000 €), alors que la moyenne du commerce de l’art est à 144.000 €. Il n’en est pas moins vrai que le marché de l’art reste aléatoire, avec une précarité de notoriété publique. 15% des salariés du secteur aura travaillé en 2007 moins de 100 heures par an, et 35% plus de 1.600. C’est ainsi qu’un cinquième aura perçu moins de 3.000 € dans l’année, pendant qu’un autre cinquième plus de 30.000 €. Ces chiffres prennent en compte les intermittents du spectacle, qui sont les plus nombreux du secteur de la culture. La peinture et en général les arts plastiques tiennent plutôt le haut du pavé dans la profession. « Une œuvre est vendue en galerie 30% à 70% plus cher qu’à l’atelier, puisque l’artiste n’a pas les frais du galeriste ».

C’est peut-être cette raison qui a poussé Anna Gladina à saisir l’occasion d’ouvrir sa propre galerie à Parmain, dans le Val d’Oise, où elle expose ses propres œuvres, qui pour beaucoup sont des collages cubistes inspirés de Picasso et de Braque, en utilisant de vieux papiers ou des journaux. Ce matériau, préparé par ses soins, sert de fond, peint à l’acrylique dans une couleur dominante, à quoi sont incorporés par endroits du gel de structure et du sable fin pour donner de l’épaisseur. Puis l’artiste crée de manière aléatoire un décor végétal en projetant des coulées de couleurs variées, ce qui anime la surface de lignes rythmées. Peinture et collage sont réunis ainsi dans des œuvres oniriques aux tonalités douces et sensuelles. Pour la promotion de son art, l’artiste utilise aussi Internet, où elle présente son travail sur un site très agréable à visiter, mais qui ne lui a rien coûté. Son mari s’est chargé de sa réalisation.

L’ère du numérique présente également une opportunité dans la diffusion des œuvres d’art, en ce sens qu’elle abolit les frontières et restreint le rôle des intermédiaires, dont nous avons vu la part importante dans un marché très complexe, et dominé par les galeries. D’autres, virtuelles, quelquefois réalisées sur le système des réseaux sociaux, commencent à leur faire une certaine concurrence… Le marché de l’art évolue, et les professionnels du secteur lui emboîtent le pas !

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