Malgré l’essor des nouvelles technologies, le télétravail ne parvient pas à entrer dans les mœurs de l’entreprise française, en dépit de la satisfaction que celles et ceux qui y ont goûté éprouvent. C’est la raison pour laquelle le Conseil général du Finistère a mené une opération de communication à ce sujet, car le travail à domicile répond également à des contraintes liées à la géographie.

Mercredi dernier a eu lieu à Brest le Forum sur le Télétravail en Finistère, avec l’objectif de promouvoir ce mode d’employabilité, auprès du public, comme auprès des chefs d’entreprise. Le Conseil général ne s’est en effet pas investi dans cette nouvelle voie depuis deux ans pour la forme, car les circonstances géographiques du département l’ont invité à considérer bon nombre d’avantages à expérimenter le télétravail, avec les gains d’espace et de temps qu’il procure. Mais ce mode de travail n’a toujours pas trouvé ses marques dans la l’économie et la société françaises.

L’idée du Secrétaire d’État Frédéric Lefebvre, en tant que porte-parole du parti de la majorité présidentielle, de permettre aux salariés de continuer à travailler chez eux pendant leur arrêt de travail a fait long feu. L’idée peut alors paraître à beaucoup provocatrice, et marque en fait celle du discrédit lié à ce mode d’organisation du travail, qui offre pourtant de l’intérêt pour ce qui concerne les déplacements vers le lieu de travail, son prix, le temps passés dans les transports et l’empreinte carbone liée à l’énergie dépensée comme de l’agrément à retirer dans le travail à domicile.

S’il est désormais admis de faire ses courses sur Internet ou d’éviter de se déplacer au kiosque à journaux pour lire le journal, le pli n’est pas pris en France, de vaquer à ses occupations professionnelles sur son propre PC, à la maison. Les pays du nord de l’Europe et les États-Unis commencent de bien intégrer cette nouvelle organisation du travail, à cause des nouvelles technologies, avec 20% de télétravailleurs en activité, tandis que d’autres, comme la Suède ou la Suisse, y voient un levier fort de modernisation du marché du travail, et utilisent le télétravail à hauteur de 15% à 20%. Seule la France emploie 7% de télétravailleurs dans les pays développés.

Si la communication en réseau s’est développée, le télétravail demeure un fait seulement dans les grandes entreprises, comme dans les activités liées aux nouvelles technologies. Petites, moyennes entreprises, tout comme le secteur public utilisent le télétravail de façon marginale, ou occasionnelle. Beaucoup d’idées préconçues au sujet de cette organisation du travail ont été contredites par les statistiques. Alors qu’elle paraît utile à des femmes avec des enfants, 57% des télétravailleurs sont des hommes… 90% sont à temps plein et en CDI, surreprésentés par rapport à la moyenne nationale.

Mais plusieurs enquêtes montrent que les employeurs, comme les salariés ne connaissent souvent pas les possibilités que le télétravail leur offre. La réticence est également le fait du poids de l’habitude, mais aussi dans une défiance traditionnelle dans les relations entre partenaires sociaux.

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