Cette méthode originale permettrait de trouver plus rapidement un emploi que par l’envoi en masse de lettres de motivation, assortie d’un CV. C’est une approche révolutionnaire de la recherche d’emploi, initiée par Patrick Daymand, qui risque de mettre les cabinets de recrutement au chômage !
Pas facile de trouver du travail en ces temps de crise ? Ce n’est plus l’avis de l’ingénieur en mécanique, disciple de la méthode de stratégie proactive de gestion de carrière, et qui en dresse le panégyrique lors de cet entretien vidéo promotionnel. Il serait parvenu à retourner dans l’industrie à 45 ans après avoir effectué un passage dans la formation en Afrique. Son emploi et la rémunération afférente collent en plus parfaitement à ses souhaits, ce qui semble incroyable à l’époque, et par rapport à l’expérience de nombre de demandeurs d’emploi. L’avantage principal, de son succès selon lui, et de la méthode SPGC, est de ne plus s’être présenté comme un demandeur d’emploi, mais d’apporter quelque chose à l’entreprise qui l’a recruté.
Pour Patrick Daymand, « Un emploi n’est jamais que la contrepartie d’une création de valeur qui le justifie ». La recherche d’emploi se concrétise par la recherche d’une source potentielle de profit, son identification, et enfin la proposition à l’entreprise de ce potentiel de valeur où il a été détecté. Il n’est plus question d’envoyer des centaines de CV et de lettres, pour faire valoir ses compétences, mais de les mettre directement à contribution, sur le terrain. « Ceci permet d’entrer dans l’entreprise, explique l’ingénieur, et une fois à l’intérieur, de sentir ce qui se passe et d’apporter une solution à l’entreprise, plutôt que de demander un emploi ». Cela vient du fait que les petites et moyennes entreprises n’ont souvent pas les ressources humaines pour identifier les compétences dont elles auraient besoin.
La stratégie proactive de gestion de carrière incite ses adeptes à identifier, à leur place, ces besoins pour transformer un potentiel de valeur en profit, et grâce à cela de démontrer ses compétences, puis se mettre sur les rangs pour décrocher le poste — qu’il conviendra d’ailleurs souvent de créer — et le contrat de travail qui va avec… Ainsi, « La méthode SPGC consiste à identifier des potentiels de création de valeur, explique Patrick Daymand, et à démontrer sa capacité à les exploiter ». C’est pour ça qu’elle convient parfaitement aux seniors et aux jeunes diplômés, puisque l’expérience, et leur âge n’entrent plus en ligne de compte. Seul compte le développement que le candidat devient susceptible de faire réaliser à l’entreprise, mais en son sein désormais ! L’employeur n’a plus grand-chose à faire dans cette circonstance, puisque c’est le demandeur d’emploi qui vient lui offrir une opportunité d’affaires.
La méthode correspond à merveille aux préoccupations des petites et des moyennes entreprises, qui constituent la majorité du tissu économique, et n’abritent pas un service de ressources humaines suffisamment structuré. 98% des entreprises françaises comptent moins de 20 salariés, alors qu’un module de formation à la recherche d’emploi standard prépare les gens au démarchage de moins de la moitié des employeurs potentiels. Surtout que lorsque les potentiels de valeur ou de développement sont identifiés, c’est souvent une solution de recrutement interne qui est envisagée, ou l’appel au réseau informel auquel l’employeur risque de penser en premier. C’est au fond à partir de ce constat que Patrick Daymand a imaginé la méthode SPGC, en créant sa société de conseil en développement des entreprises : il a fait appel au stock de jeunes diplômés que gère les Assedic…
La méthode de recherche d’emploi proactive présente ainsi des avantages pour les seniors et les jeunes diplômés, mais aussi pour tous les chômeurs en butte à des difficultés de reconversion. Leur approche transversale doit apporter plus aisément un débouché à l’entreprise, tant leurs compétences ne constituent plus l’alpha et l’oméga du profilage de poste, si précieux à nos cabinets de recrutement… L’idée qui soutient cette méthode : « Je suis fermement convaincu que les compétences n’ont d’intérêt qu’en raison de la valeur qu’elles permettent de créer dans un contexte donné », fait valoir Patrick Daymand. C’est pourquoi la méthode SPGC convient également à la gestion de sa carrière professionnelle au sein d’une même entreprise où le cadre ou technicien se préoccupera toujours d’essayer d’identifier aussi les potentiels de valeur alors qu’il est déjà en poste.
Le seul problème est que la formation à la SPGC n’est pas gratuite, et pas validée par les pouvoirs publics. Son contenu, auquel nous avons pu jeter un œil, est particulièrement riche et vaut nettement l’investissement, mais la politique de l’emploi se focalise parfois sur des concepts de ressources humaines qui ne correspondent qu’à une faible portion de la réalité, qui a pour assurer sa promotion la visibilité des moyens des grands groupes. La possibilité d’une autre approche vous semble-t-elle réalisable ? N’hésitez pas à donner votre sentiment en commentaire sur cette question.
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